A Antony, la ville ne cesse de se réinventer, et cette fois, c’est le quartier d’Antonypole, longtemps cantonné à sa vocation économique, qui s’apprête à vivre une transformation radicale. Et les habitants sont directement invités à prendre part à ce tournant urbain majeur. Du 11 février au 11 mars, la municipalité a lancé une concertation publique autour de la création de la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) d’Antonypole. L’enjeu ? Recueillir les avis des Antoniens sur le futur visage d’un quartier stratégique, bientôt desservi par la très attendue ligne 18 du Grand Paris Express. Cibex Pierre Étoile : Antony Rooftop.
Antonypole : du pôle d’activités à la ville du quart d’heure
Avec l’arrivée en 2027 de la gare Antonypole-Wissous Centre, qui reliera Orly en 4 minutes et Saclay en 8, la zone de 49 hectares change de statut. Elle cesse d’être un simple parc d’activités périphérique pour devenir un quartier de vie à part entière. Le premier coup d’accélérateur à cette transformation viendra de l’aménagement des abords de la future gare, sur 3,5 hectares. Le chantier, confié au groupement Linkcity-Emerige, vise à donner le ton : logements, commerces, crèche, maison de santé et parking public… le tout pensé dans une logique de mixité et d’écologie urbaine.
« Antonypole ne sera pas un énième quartier de gare, mais un véritable nouveau centre urbain, moderne, verdoyant et pleinement ancré dans la transition écologique », affirme le maire Jean-Yves Sénant. Un cap affirmé, incarné par la volonté de construire un quartier qui ne soit pas seulement traversé, mais habité, investi et fréquenté. Bref, un quartier pensé pour ses habitants, ses usagers, ses écoliers, ses familles comme ses actifs.
Un projet d’envergure, pensé sur le long terme
A terme, Antonypole devrait accueillir quelque 4 500 logements. Mais pas question de bétonner à tout-va ! La Ville promet une intégration douce à l’environnement urbain existant, notamment en veillant à la transition avec les quartiers pavillonnaires alentour. Une attention au maillage urbain et social qui sera également visible dans les choix d’équipements publics : un groupe scolaire de 18 classes, une crèche de 70 berceaux, un nouveau centre André-Malraux, la reconstruction du groupe scolaire des Rabats, et l’extension du collège Henri-Georges Adam accompagné d’un nouveau gymnase et d’un vaste parvis.
Un soin particulier est aussi porté aux espaces verts, avec pas moins de 5 300 arbres qui seront plantés, répartis entre un grand mail végétalisé, trois forêts urbaines et les nombreuses artères arborées du futur quartier. L’ambition est de faire d’Antonypole un exemple de ville nature, où la canopée urbaine réconcilie densité et qualité de vie.
Un chantier pensé avec les Antoniens
Mais une transformation de cette ampleur ne se décrète pas du haut d’une tour d’ivoire, elle s’écrit avec, et non sans, ceux qui vivent déjà ici. D’où la concertation publique, qui donne la parole aux habitants, afin qu’ils puissent s’approprier, questionner ou enrichir le projet. Qui plus est, cette mutation urbaine entre aussi en résonance avec les autres quartiers en pleine évolution de la ville, notamment Jean Zay, où de nombreuses résidences neuves poussent en harmonie avec les ambitions écologiques et sociales de la municipalité.
Enfouir les réseaux pour libérer l’horizon
Avant de voir les grues se dresser et les immeubles sortir de terre, une étape clé doit s’ouvrir, celle de l’enfouissement des lignes à très haute tension, piloté par RTE. Le chantier, qui débutera sous peu au printemps 2025 pour une durée de deux ans, est la condition sine qua non pour libérer le foncier et garantir un cadre de vie apaisé dans les futurs îlots résidentiels. Une fois cette infrastructure enterrée, les travaux pourront véritablement commencer.