Sélectionner une page

En 2025, le marché immobilier français confirme sa résilience dans un contexte encore instable. Malgré des prix toujours élevés, la baisse progressive des taux d’intérêt stimule l’investissement, en particulier locatif. Un équilibre fragile entre accès au crédit, demande soutenue et disparités territoriales. Décryptage avec Stellium !

Une baisse des taux qui change la donne

Après avoir flirté avec les 4 % en 2024, les taux d’intérêt des crédits immobiliers à 20 ans ont amorcé une décrue pour revenir à 3,19 % en février 2025. Une inflexion modérée mais significative. Pour les emprunteurs, cela se traduit par un allègement réel du coût de financement : un prêt de 200 000 € sur 20 ans coûte aujourd’hui environ 60 € de moins par mois qu’en 2024, soit une économie de plus de 14 000 € sur la durée totale du crédit.

L’amélioration des conditions d’emprunt profite à la fois aux primo-accédants, qui peuvent viser des biens plus confortables, et aux investisseurs locatifs, redevenus particulièrement actifs. Avec des mensualités allégées et des perspectives de rendement net plus favorable, l’achat pour louer retrouve une certaine attractivité, notamment dans les grandes agglomérations.

Pression sur les prix dans les métropoles

À Paris, le prix moyen du mètre carré s’établit à 9 385 €, contre 4 423 € à Lyon et 3 624 € à Marseille. Ces valeurs, bien que déjà élevées, se maintiennent en raison d’une demande locative toujours soutenue. En dépit des politiques de régulation, l’offre de logements reste contrainte, notamment dans l’ancien, contribuant à une tension persistante sur les prix.

Les investisseurs misent sur des biens stratégiquement situés, capables d’assurer un rendement solide dans un contexte de taux encore raisonnablement bas. Exemple-type : un appartement acheté 150 000 €, financé sur 20 ans à 3,19 % donne lieu à une mensualité d’environ 840 €, tandis que le loyer perçu peut atteindre 1 200 €, soit un gain mensuel net de 360 € et une rentabilité brute proche de 4,8 %.

Montée en puissance de la location meublée

Dans les villes à forte mobilité – Paris, Marseille, Lyon – la location meublée connaît un essor notable. Elle répond aux attentes d’un public jeune, mobile, souvent étudiant ou actif, qui privilégie les logements clés en main. Pour les propriétaires, c’est aussi un moyen d’optimiser leur rendement. Un bien loué meublé peut générer jusqu’à 200 € de revenus supplémentaires par mois par rapport à sa version nue.

Ce différentiel, couplé à des avantages fiscaux spécifiques, séduit de plus en plus d’investisseurs. Le phénomène contribue également à renforcer la dynamique locative dans les zones tendues.

Ancien ou neuf : deux stratégies d’achat

En 2025, l’opposition entre biens anciens et biens neufs se confirme comme un arbitrage stratégique. Les logements anciens restent plébiscités pour leur charme, leur situation centrale et leur potentiel de valorisation via rénovation. Les prix y sont globalement plus stables et l’offre plus abondante. Les biens neufs, quant à eux, séduisent par leur conformité aux normes environnementales (RE2020), leur confort et les avantages fiscaux associés. Mais ils restent plus chers à l’achat et concentrés dans les périphéries urbaines ou les zones en développement.

Où investir en 2025 ?

Trois types de territoires concentrent l’attention des investisseurs, notamment les grandes métropoles régionales comme Lyon, Nantes ou Toulouse, où la demande locative est soutenue par le dynamisme économique et universitaire. Viennent ensuite les zones étudiantes, où les petits logements affichent un bon taux de rotation et une rentabilité constante. Enfin, les régions touristiques, comme la Côte d’Azur ou la Bretagne, restent attractives pour les locations saisonnières mais sensibles à la saisonnalité.